En ces temps de crise sanitaire pour cause de Coronavirus, il serait peut-être utile de faire un point sur les études en biologie médicale : épidémiologie, virologie, immunologie, les spécialités sont nombreuses, tout comme les virus…

Qu’est-ce que la biologie médicale ?

La biologie médicale est une discipline consistant à réaliser des examens de liquides biologiques (sang, urine, liquide céphalo-rachidien…) en vue d’établir le diagnostic d’une maladie. Elle a un fonctionnement essentiel dans le suivi et la surveillance d’un traitement. On y trouve divers spécialités telle l’épidémiologie, c’est-à-dire l’étude de la fréquence des maladies au sein d’une population humaine, la virologie, l’étude des virus et des agents infectieux associés, et l’immunologie, étude du système immunitaire, c’est-à-dire la capacité du corps humain à se protéger contre toute agression d’agents pathogènes. Rappelons que les coronavirus constituent une famille de virus dont certains peuvent infecter les humains, entraînant le plus souvent des symptômes bénins de type rhume. Ils sont hébergés par des animaux et soudain transmis à l’homme, pouvant provoquer un syndrome respiratoire aigu sévère entraînant la mort. En ces temps de confinement généralisé pour cause de Coronavirus, il serait intéressant de se pencher sur cette spécialité médicale qu’est la biologiesanté. Une discipline scientifique qui ne cesse de se développer et de s’affiner avec les nouveaux outils numériques et l’ingénierie qui l’accompagne.

Le master en Biologie-santé : un parcours médical de choix

Pour des études à l’étranger, sachez qu’il existe plusieurs Masters en biologie-santé. En France, l’un des établissements les plus en vue en ce domaine est l’université d’Angers. L’établissement effectue d’ailleurs actuellement des tests sur un vaccin anti-coronavirus avec des laboratoires d’analyses médicales associés. La Faculté de Santé de l’université propose plusieurs parcours masters en Biologie-santé. Il s’agit de spécialités qui se déclinent en deux orientations fondamentales : la recherche clinique approfondie et les sciences des animaux de laboratoire. Ces masters sont réalisés en collaboration avec des laboratoires labellisés comme l’INSERM-Institut national de la santé et de la recherche médicale. Attardons-nous sur le parcours Modélisation en pharmacologie clinique et épidémiologie. C’est un cursus orienté sur la fréquence de maladies au sein des populations humaines ainsi que sur l’impact des médicaments dans l’organisme humain. a les problématiques abordées, on trouve la  pharmacovigilance, c’est-à-dire la  détection, l’évaluation, la compréhension e la prévention des risques d’effets indésirables des médicaments.

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Pharmacologie et épidémiologie : comment évaluer les risques sanitaires

Toujours pour des études en France, l’université de Bordeaux propose un cursus master en Pharmaco-épidémiologie. Il s’agit d’un parcours spécialisé en évaluation des risques et des bénéfices des médicaments en situation réelle de soins. Concrètement, il s’agir de former des professionnels de santé ayant les compétences pour évaluer le  bon usage des médicaments. Les étudiants doivent maîtriser les méthodes, les types de biais et l’interprétation des résultats des études conduites en pharmaco-épidémiologie. En d’autres termes, il faut savoir recueillir, analyser et interpréter les données sur la sécurité, les bénéfices et l’utilisation des médicaments en situation réelle de soins. Notez aussi le master Biologie-santé de l’université de Nantes parcours « De l’animal à l’homme, maîtrise et gestion des risques sanitaires et nutritionnels –man-imal ». C’est un cursus qui adopte une approche globale qui répond à la philosophie One World, One Health (un Monde, une Santé). On y étudie de façon corrélée la santé humaine, la santé animale et l’alimentation, et comment ces trois domaines sont liés entre eux. Les étudiants y acquièrent une expertise pluridisciplinaire en santé publique.

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Les études de pharmacologie au Canada

Pour des études au Canada dans le cadre d’un cursus francophone, sachez que la prestigieuse université de Montréal propose une Maîtrise en Pharmacologie de très haute qualité scientifique. Il s’agit d’un Master of Science qui s’intéresse aux effets thérapeutiques du médicament sur l’organisme humain. La formation consiste à acquérir les connaissances générales de base en pharmacologie et à apprendre à mener à terme un projet de recherche. Le cursus se décline en plusieurs spécialisations, parmi les principales : la neuropharmacologie, c’est-à-dire l’étude de l’action des drogues dans les traitements neurologique et psychiatrique, la pharmacologie clinique, c’est-à-dire la science de l’utilisation des médicaments, et autre spécialité encore : la pharmacologie moléculaire qui s’intéresse à l’action des substances pharmacologiques aux niveaux moléculaire et cellulaire. Le programme est très orienté sur les biotechnologies.

La fabrication de masques par les universités et les grandes écoles

Un bel exemple de solidarité, en France, de nombreuses universités et écoles de commerce se sont mis à la fabrication de masques et de gel hydroalcoolique. C’est ainsi le cas de Montpellier Business School qui a distribué 24 000 masques au personnel soignant grâce à son partenariat en Chine avec Shenzhen Zijing Education and Technology CO., LTD, une entreprise spécialisée dans les produits high-tech éducatifs. Quant à SKEMA Business School, elle aide la Croix-Rouge à distribuer des repas aux sans-abri. Enfin, citons l’Ecole Polytechnique dont les laboratoires de recherche sont mobilisés pour produire des solutions hydroalcooliques aux hôpitaux. Quant aux étudiants de l’école, beaucoup d’entre se sont portés pour donner des cours à distance aux collégiens et lycées. Bel exemple de fraternité. Allez, confinement vôtre