Si vous souhaitez poursuivre des étude de santé en France, sachez que des changements sont à prévoir dans les toutes prochaines années. Les conditions d’accès aux filières paramédicales sont en effet en train de changer. Explications.

Des réformes pour l’accès aux études paramédicales

La première filière concernée par ces changements est l’orthophonie, soit la rééducation des troubles de la parole. Si vous souhaitez étudier en France ce cursus, sachez que le concours qui prévalait jusqu’à maintenant, et qui est composé d’épreuves écrites et orales, sera bientôt supprimé. A l’horizon 2021, il sera remplacé par un dossier de candidature et un entretien oral. Concernant le contenu du dossier de candidature, il comportera principalement les éléments suivants : les notes de première et Terminale, la rédaction d’un projet d’études motivé et les appréciations des professeurs. En revanche, nous ne savons toujours pas à l’heure actuelle quelles compétences seront évaluées à l’oral. Des informations devraient paraître d’ici à l’automne 2019. L’objectif de ce changement est notamment de réduire pour les candidats les dépenses d’argent liées au déroulement des concours : frais d’inscription, transport, logement…Des changements similaires en audioprothésie et orthoptie sont également à prévoir. Vous souhaitez devenir orthoptiste ? Celui-ci est un professionnel de la santé chargé de la rééducation visuelle, une sorte de kinésithérapeute de l’œil. Là aussi des changements sont attendus. Le concours actuel sera lui aussi remplacé par un dossier de candidature accompagné d’un entretien oral. Idem pour le concours d’audioprothésiste (spécialiste de l’appareil auditif). Rappelons aussi que si jusqu’à présent il était possible d’intégrer une filière paramédicale via la PACES, le concours de celle-ci et son numerus clausus ont été officiellement supprimés à partir de la rentrée 2020.

Des besoins de compétences dans le secteur paramédical

Si l’on passe au volet emploi, il faut savoir que le secteur paramédical est en manque flagrant de compétences, aussi bien en France qu’au Maroc. Si vous optez pour ce type d’études en France ou ailleurs à l’étranger, les débouchés professionnels sont quasi-certains. Rappelons aussi qu’il n’est pas nécessaire de partir en France pour poursuivre un programme francophone dans le paramédical. En Espagne, l’Université européenne de Madrid une formation francophone en kinésithérapie de grande qualité. Il s’agit d’une Licence en Kinésithérapie classée parmi les meilleures d’Espagne. Enfin, voici un petit tour d’horizon des principaux métiers du paramédical.

Kinésithérapeute : c’est un spécialiste en soins de rééducation motrice. Il intervient lors de douleurs d’entorses, de scoliose ou encore pour des difficultés respiratoires. Après avoir établi un diagnostic clinique, il met en œuvre des techniques de massages appropriées pour soigner les douleurs du patient. Il peut également faire intervenir des pratiques aquatiques en piscine.

Opticien : sur ordonnance du médecin spécialiste en ophtalmologie, il est habilité à délivrer des lunettes et verres correcteurs. Mais son travail ne se limite pas à vendre des lunettes, loin de là. L’opticien réalise des examens visuels et des tests afin de déterminer le verre le plus approprié pour corriger le défaut de vision. Il conseille également son client. Il a donc une double compétence à la fois techniques et commerciale.

Audioprothésiste : sur prescription médicale, il réalise l’appareil adapté aux personnes sourdes ou malentendantes. Pour cela, il effectue un examen de la partie externe de l’oreille puis il choisit l’appareillage le plus adapté afin de le poser. Sachez que, tout comme le métier d’opticien, cette profession est appelée à se développer considérablement au cours des prochaines années, notamment en raison du vieillissement de la population.

Prothésiste dentaire : il conçoit et fabrique des appareils et prothèses dentaires pour les personnes affectées d’un handicap au niveau de leur dentition. Couronnes, dentiers, bridges, les procédés sont nombreux pour redonner éclat au sourire du patient… Au-delà des compétences techniques, il doit aussi faire preuve de sens de l’esthétique.

Orthoptiste : il intervient pour les problèmes de rééducation visuelle lors d’anomalies telles le strabisme (déviation de l’œil résultant d’un manque de convergence des deux axes visuels, le fait de loucher) ou de fatigue visuelle de façon générale. Son activité principale consiste donc à soigner les muscles des yeux.

Orthophoniste : sur prescription médicale, il intervient pour soigner les troubles de langage et de communication, à l’oral comme à l’écrit. Pour cela il commence tout d’abord par établir un diagnostic orthophonique avant de proposer une rééducation adaptée. La grande majorité de ses patients sont des enfants, mais il peut lui arriver de s’occuper aussi des adultes.