A l’heure de la mondialisation de l’économie, les échanges de savoirs et de richesses ne connaissent plus de frontières. Ce contexte de globalisation est favorable aux professionnels des langues tels le  traducteur-interprète. Sa fonction ? Retranscrire des textes ou des discours d’une langue étrangère, soit la langue source, vers sa langue maternelle, soit la langue cible.

Si le traducteur se charge de l’écrit, l’interprète quant à lui s’occupe de la traduction orale. Les qualités requises sont la précision et la rapidité d’exécution.  Il peut soit exercer pour son propre compte en free-lance comme traducteur indépendant soit travailler comme salarié au sein d’une entreprise ou d’un organisme institutionnel.

Sachez aussi que la prospection et la constitution d’un réseau de clients font aussi partie de son métier. Il faut savoir que ces dernières années, les professions de la traduction ont commencé à subir la concurrence des technologies numériques et des logiciels en ligne d’aide à la traduction, même si  le phénomène reste cependant limité.

Autre paramètre : le choix des langues pour votre cursus. Il existe 24 langues dans l’Union Européenne et les situations varient selon chacune. Tout d’abord, la langue anglaise est obligatoire pour les métiers de la traduction.

L’espagnol et l’italien sont certes demandés, mais la concurrence est rude, de nombreux étudiants ayant choisi ces langues. En revanche, les langues de l’est, comme le roumain ou le lituanien sont peu pratiquées par les traducteurs. Ceux qui choisissent ces langues sont donc généralement très sollicités.

Enfin, si vous désirez une carrière à l’international comme interprète de conférence (ONU, réunions internationales), des langues telles le chinois, le russe ou l’arabe vous seront indispensables. Il existe plusieurs métiers de la traduction, avec des spécialisations diverses selon le domaine concerné. Entrons dans la Tour de Babel…

Les métiers du traducteur-interprète

Ø  Traducteur littéraire 

Il évolue généralement au sein d’une maison d’édition pour laquelle il effectue un travail de traduction d’ouvrages et de livres.

Ø  Traducteur technique

Au sein d’un domaine d’activité précis, médical, juridique ou autre, il traduit des documents techniques ayant trait à des thématiques précises. Ce métier nécessite une double compétence en langues et en connaissances techniques.

Ø  Traducteur audiovisuel

Réaliser des doublages de films, séries ou documentaires, en rédiger le sous-titrage, telles sont les prérogatives du traducteur audiovisuel. Il doit savoir s’adapter à des contraintes techniques nombreuses telles par exemple la synchronisation.

Ø  Interprète de conférence

Lors de conférences internationales ou de réunions commerciales, il assure la traduction verbale des propos de l’orateur. Il peut le faire simultanément ou de façon consécutive (en différé).

Ø  Traducteur assermenté

Après avoir reçu l’agrément des autorités, le traducteur assermenté devient habilité à traduire des documents administratifs et juridiques, actes d’état civil ou jugements judiciaires.

 

Les formations pour devenir traducteur

Pour un parcours universitaire, devenir traducteur ou interprète nécessite l’obtention d’un Master en Lettes étrangères appliquées (LEA) ou  d’un Master en Sciences du Langage. Mais sachez qu’il existe également en France de nombreuses écoles de traduction :

Ø  L’Institut National des Langues et Civilisations Orientales-INALCO

Cet établissement public est spécialisé dans l’enseignement des langues d’Europe Centrale et des régions orientales du monde. On y mène également des activités de recherche sur le langage. Plusieurs Masters y sont proposés :

  • Master LLCER-Langues, littératures, civilisations étrangères et régionales : étude de la langue choisie (parmi les 56 que propose l’INALCO), études et analyses de l’aire géoculturelle associée à la langue, séminaires et outils méthodologiques sont les principaux composants de ce Master.

 

  • Master SDL-Sciences du Langage : Le Master se décline en deux spécialités. Une option Langage, langues, textes, sociétés (LLTS), ou, dans une perspective plus opérationnelle, une option Traduction, rédaction, et médiation multilingue (TRM).

 

  • Master Métiers de l’international, option Commerce international ou option Relations internationales : le cursus comprend 600 heures d’enseignements professionnels afin d’acquérir les compétences théoriques et pratiques nécessaires à la compréhension des problèmes internationaux. Ce cursus présente l’originalité d’associer des modules d’économie et de commerce/relations internationales avec des modules de langue et de culture orientale.

 

  • Master DDL-Didactique des langues : en partenariat avec les Universités Paris 5-René Descartes et Paris 3 Sorbonne-Nouvelle, cette formation est particulièrement adaptée à ceux qui souhaitent poursuivre une carrière d’enseignement dans les langues, tel que le FLE (Français Langue étrangère).

Ø  Institut Supérieur d’Interprétation et de Traduction-ISIT

En 5 ans, cet établissement privé forme aux métiers de la traduction mais pas seulement. Elle forme également des professionnels multilingues en communication interculturelle.

Les 3 premières années sont généralistes et la spécialisation commence en 4ème année comme par exemple pour le profil de  juriste linguiste. L’objectif de la formation est autant d’acquérir les compétences pour savoir traduire dans un environnement interculturel que de maîtriser la gestion de projets et les stratégies de communication multilingues.

 

Ø  Ecole Supérieure d’Interprètes et de Traducteurs

Il s’agit d’un établissement public en partenariat avec l’Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle. Plusieurs formations y sont dispensées :

  • Diplôme Universitaire-DU Préparation aux métiers de la communication entre sourds et entendants : en partenariat avec l’Académie de la Langue des Signes Française, cette formation s’adresse aux personnes souhaitant perfectionner leur langue des signes française (LSF). La formation en 1 an est accessible aux titulaires d’une Licence ou d’un bac+3.

 

  • DU Traducteur-Interprète judiciaire : ouverte aux titulaires d’un bac+3, cette formation a pour but de faire connaître le fonctionnement du système judiciaire afin que le traducteur-interprète puisse intervenir efficacement dans des situations diverses. La durée des études est de 1 an.

 

  • Master Recherche en Traductologie : cette formation débouche essentiellement sur les métiers de la recherche et de l’édition. L’enseignement y est axé sur les stratégies d’écriture et les processus de traduction dans les œuvres.

 

  • Master professionnel Interprétation de conférence : l’objectif est de former des interprètes de haut niveau capables d’assurer une communication précise et fluide lors de colloques scientifiques, de rencontres bilatérales ou encore de conférences internationales. Cette formation professionnalisante est conduite par des enseignats qui sont interprètes de conférence en exercice.

 

  • Master professionnel : Traduction éditoriale, économique et technique : il forme des spécialistes de la traduction capables de s’adapter à tous types de contexte dans le cadre d’échanges internationaux. L’enseignement y est dispensé en combinaison linguistique trilingue. La durée des études est de 2 ans.