Chaque année, des milliers d’étudiants du Maroc passent leur examen national pour décrocher un baccalauréat qui leurs permettra par la suite d’entamer leurs études supérieures. Ceux qui ont réussi à obtenir des notes élevées sont sous l’obligation de passer les concours d’accès aux écoles nationales.

L’étudiant lambda, par évidence, ne réussit pas les concours et se voit obligé de s’inscrire à la faculté ou se dirige vers l’enseignement privé, qui ne rentabilise pas généralement les sommes astronomiques dépensées. Pareillement, Il se retrouve tenu à s’orienter vers l’étranger, si le moyens financiers le permettent.

Etudier au Maroc

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La rentrée académique 2016/2017 s’est caractérisée, plus que jamais, par la réapparition des problèmes redondants de l’enseignement supérieur au Maroc. Pour commencer, la capacité d’accueil physique de nombreux établissements universitaires est largement dépassée, remettant en question une fois encore les planifications antérieures.

Le débordement des salles de cours et l’impossibilité pour de nombreux étudiants de trouver une place assise dans les amphithéâtres est chose qui rentre dans la norme désormais. Sur ce point, des candidats à des inscriptions dans des écoles d’ingénieurs et d’autres institutions supérieures renommées se sont vus nier l’accès en dépit des moyennes obtenues au baccalauréat dépassant 16/20.

A leur surprise, leur admission dans des facultés de moindre réputation n’a pas été fluide non plus, par manque de places.

Ainsi, au niveau de l’encadrement individualisé des étudiants, des défaillances évidentes se solidifient, fruits de l’augmentation des effectifs et aussi de la chute insensée du nombre d’enseignants.

Pire encore, les rumeurs relatives à l’institution prévue des frais de scolarité dans certains établissements du supérieur n’auront pas contribué à abaisser l’ampleur de l’incertitude des familles.

Il va de soi que pareil bilan ne peut que susciter l’inquiétude de la société civile par rapport aux actions mises en oeuvre pour la formation des cadres futurs dans des conditions raisonnables.

Etudier à l’étranger

 

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Face à un déficit incontestable de l’éducation nationale, les étudiants marocains quittent la patrie à la recherche d’une meilleure qualité d’enseignement, et aussi de spécialités introuvables au Maroc.

Ils partent en masse et optent en premier lieu pour l’Hexagone. Ainsi, en 2008 ils ont été pas moins 26.998 à partir en France, pour cause la proximité culturelle; mais aussi pour étudier en langue française.

Autres étudiants ont surmonté la contrainte linguistique. Pour preuve, l’Allemagne est devenue la deuxième destination (3.699 en 2008), suivie de près par l’Espagne (2.735) et les Etats-Unis (1.133). Le Canada, qui était le 3e pays d’accueil de ses étudiants il n’y a pas longtemps, est en retrait.

45% des étudiants marocains à l’étranger sont entre 18 et 20 ans. Ils partent directement après l’obtention du Bac. D’ailleurs, Fès est la deuxième ville d’origine de ces jeunes (20%) après Rabat. En outre, le choix de la filière d’études est déterminant et ne peut être laissé au hasard.

Ainsi, 46% adoptent une orientation scientifique en s’initiant par des classes préparatoires pour continuer dans des écoles d’ingénieurs. Un tier s’oriente vers des études en économie et gestion. Les études de lettres, droit et sciences politiques attirent 9%.

Ces étudiants sont principalement de sexe masculin (63%), contre 37% pour les femmes. Pour l’année universitaire 2009/2010, 52 % de ces étudiants ont opté pour des masters et des écoles d’ingénieurs. Dans la même catégorie, ceux qui sont enregistrés pour l’obtention d’une licence ont été de 42% et seulement 6% ont choisi la voie doctorale.

Les étudiants marocains sont les plus mobiles au Maghreb avec un taux moyen de mobilité de 10%. Les autres pays sont loin derrière, l’Algérie avec uniquement 2,4% en 2012 et 5,1% pour la Tunisie. Néanmoins la principale tendance est la montée en force des étudiants chinois en France. En seulement 10 ans, ils sont passés de la 5e position à la 2ème.

L’exemple de la France

     Les marocains forment la première communauté estudiantine étrangère en France depuis plus de 10 ans. En fait, la France accueille plus de 60% des étudiants marocains à l’étranger, de plus, le Maroc est le premier pays d’origine des étudiants étrangers en France.

Ce déferlement est dû à la qualité de l’enseignement supérieur français, à la disparité des formations mises en avant, ainsi qu’à l’histoire commune qui lie le Maroc et la France, sans négliger la proximité culturelle et linguistique.

 

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La plupart semble croire que la France est très strict en termes de visa étudiant. Pourtant, le taux d’octroi s’élève à 88%.

 

L’exemple du Canada

     Partout dans les universités au Canada, on trouve des étudiants et des enseignants marocains. 4,5 % des étudiants étrangers au Québec à titre d’exemple sont marocains, sans compter ceux qui ont la double nationalité maroco-canadienne.

Dans les grandes universités, ce chiffre est beaucoup plus important. En fait, les étudiants marocains arrivent en deuxième place après les Français, en nombre, à l’université de Montréal. Ils arrivent à réussir et à s’intégrer facilement. Ils étudient dans toutes les disciplines.

Or, il est à signaler qu’il est possible pour tout étudiant de travailler dans le campus universitaire afin d’assurer ne serait-ce qu’une partie des frais. En dehors du campus, une autorisation spéciale doit être demandée.

 

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Outre la justification des fonds, la plupart des personnes qui veulent venir étudier dans une université ou un collège, ou suivre des cours de formation générale ou professionnelle, doivent demander un permis d’études à l’ambassade avant de venir au Canada. Sinon, ils ne pourront pas étudier même s’ils ont un visa de visiteur.

L’exemple de l’Ukraine

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L’Ukraine depuis quelques années attire de plus en plus de jeunes en quête de nouvelles perspectives après leur bac. le nombre des étudiants marocains dépasse les 2.500 à travers tout le pays selon l’ambassade d’Ukraine au Maroc.

La majorité suivent des études de médecine, médecine dentaire, pharmacie et d’ingénierie. Le nombre de Marocains optant pour l’Ukraine pour y effectuer leurs études supérieures s’est multiplié en l’espace de 3 ans.

Ainsi, de 410 postulants en 2010, ce chiffre est passé à 677 en 2012 puis à 904 visas d’études accordés en 2013.