La qualité de l’enseignement supérieur indien, ainsi que son faible coût, fait de ce pays une destination parfaite pour les étudiants. A vos heures perdues vous pourrez vous balader dans les rues des immenses villes, dans la végétation tropicale, ou sur ses plages qui s’étendent à perte de vue.

Si cette aventure vous tente, vous trouverez dans cet article toutes les informations nécessaires pour bien préparer votre séjour : visas, universités, aides financières, logement.

Le système universitaire en Inde:

Les grades universitaires sont semblables aux nôtres. Le premier cycle dure trois années (quatre ans dans les domaines d’ingénierie), au bout desquelles un diplôme de Bachelor est délivré. Ensuite des programmes de un ou deux ans conduisent à des diplômes de second cycle, les Masters. Enfin, une formation supplémentaire de trois ans mène au Doctorat.

Les universités:

Il y a différentes catégories d’universités en Inde :

Universités unitaires  : elles ont un campus unique et proposent essentiellement un enseignement de deuxième et troisième cycle.

Universités affiliantes  : elles ont un campus central où sont situés les Départements qui dispense un enseignement de troisième cycle et se consacrent à la recherche. Elles ont également des « collèges » affiliés, répartis sur différents districts.

Universités assimilées : statut conféré à une université qui a démontré son excellence dans un domaine de spécialisation.

 Institutions d’ « importance nationale » : crées par voie parlementaire, ils délivrent leur propre diplômes, privilège normalement réservé aux universités.

Vous trouverez des infos sur les différentes universités (en anglais) sur le site Ministry of Human Ressource Development.

Les collèges:

Les collèges proposent des enseignements de premier cycle à l’issu desquels est délivré le diplôme de Bachelor Degree. Seuls certains collèges proposent des formations de deuxième et troisième cycle.

Ce sont toujours les universités auxquelles ils sont affiliés qui déterminent les programmes des collèges, et qui délivrent les diplômes.

Il existe également quatre types de collèges :

 les collèges gouvernementaux : ils sont gérés par le gouvernement de leur Etat fédéré, et les professeurs ont le statut de fonctionnaire.

les collèges privés  : fondés par des associations ou des sociétés privées. La plupart manque de moyens et d’effectifs, ils reçoivent aujourd’hui une aide des Etats fédérés. Ils représentent 70% des collèges.

les collèges universitaires, ou constituants, sont gérés directement par l’Université à laquelle ils sont affiliés.

les collèges professionnels : proposent trois enseignements principales, médecine, ingénierie, et gestion d’entreprise. Comme ils ne reçoivent aucune aide de l’Etat, les études coûtent généralement très cher.

Seule une minorité des collèges jouissent d’une autonomie quant aux procédures d’admission, à la définition des programmes, de la pédagogie, et au déroulement des examens.

Les instituts indiens de technologie (IIT):

Équivalents de nos Grandes Ecoles, les IIT sont très sélectifs. Moins de 2% des candidats sont reçus chaque année. Les domaines d’excellence de ces instituts de technologie sont l’espace, l’aéronautique, l’informatique, l’électricité, l’électronique, la construction navale, le génie civil, les sciences des matériaux, la métallurgie, la mécanique, le textile, les sciences de la manufacture, la biochimie, et les biotechnologies.

Les IIT passent des contrats de recherche avec les entreprises, et la plupart disposent de parcs technologiques.

De même qu’à l’université, les IIT proposent trois diplômes. Le niveau undergraduate comprend quatre années d’études, sanctionnée par le Bachelor’s degree en Science ou Technologie. Une année supplémentaire conduit au Master’s degree. Et ceux qui ont obtenu ce dernier diplôme peuvent préparer un Doctorat en trois, quatre ou cinq ans.

Il existe aussi un Institut indien des Sciences (IISc), à Bangalore, qui recrute l’élite étudiante déjà titulaire d’un Bachelor of Sciences. L’IISc est réputé meilleur encore que les IIT pour les second cycles, notamment dans les sciences dures, l’aérospatial, l’électronique, la métallurgie, et les sciences des matériaux.

Les formalités à remplir avant le départ:

Pour étudier en Inde, il vous faut un visa étudiant. C’est un visa à entrées multiples, valable un an et renouvelable. Il coûte 800 dhs. Pour l’obtenir vous devez fournir une lettre d’une université ou école indienne qui certifie que vous allez étudier en son sein.

Attention : les visas sont valables à partir du jour où ils sont préparés au consulat, ne vous y prenez donc pas trop à l’avance !

Une fois sur place vous devez vous faire enregistrer auprès du Bureau régional d’enregistrement des étrangers (Foreign Regional Registration Office). Il est impératif de s’enregistrer dans les 14 premiers jours de son arrivée.

Foreign Regional Registration Office East Block 8 – Sector I – R.K. Puram Near Hyatt Regency
New Delhi
Tél : (91) (11) 2671.14.43

S’inscrire à l’université

Pour s’inscrire à l’université, ou dans un Indian Institute of Technology (IIT), vous devez adresser votre demande directement auprès de l’établissement qui vous intéresse. L’admission en université est soumise à l’appréciation de l’établissement. Chaque université a ses propres critères.

Pour entrer dans un IIT, il faut réussir le concours d’entrée, qui est très sélectif.

Les exigences linguistiques:

L’IELTS est l’un des tests reconnus partout dans le monde. C’est un test de niveau dont les notes s’étalent de 1 à 9. Il a été conçu par l’université de Cambridge afin de fixer un niveau général de langue pour les non-anglophones à l’entrée des universités.

 

Voici à quoi correspondent ces différentes notes :

9) Expert user : totale maîtrise de la langue anglaise. Niveau proche du bilinguisme.

8) Very good user : très bonne maîtrise du langage avec, néanmoins, quelques erreurs occasionnelles.

7) Good user : bonne maîtrise opérationnelle du langage. Quelques incompréhensions et erreurs dans des situations peu familières.

6) Competent user : de manière générale, une maîtrise efficace du langage en dépit de quelques approximations. Peut toutefois utiliser l’anglais dans des situations quotidiennes.

5) Modest user : maîtrise incomplète de la langue. Capacité à se débrouiller dans beaucoup de situations bien que susceptible de faire des erreurs.

4) Limited user : comme son nom l’indique, le candidat ne dispose que de très peu de compétences à manier la langue de Shakespeare. Il n’est pas capable d’utiliser cette langue dans des situations qui dépassent le cadre familier.

3) Extremely limited user : la communication n’est possible que dans des situations simples. Nombreuses erreurs.

2) Intermittent user : pas de communication possible. Le candidat n’est capable d’utiliser que des formules toutes faites ou des mots isolés. Pas de réelles constructions de phrases. A de réelles difficultés à comprendre et à parler l’anglais.

1) Non user : est incapable de parler anglais hormis quelques mots isolés.

0) N’a pas passé le test.