Rythme soutenu, exigence académique élevée, places limitées, concurrence entre les meilleurs… les difficultés à surmonter ne sont pas minces lorsqu’on a choisi la voie de l’excellence que constituent les classes préparatoires. Quelques conseils pour vous aider dans votre choix.

Pour ceux qui ont choisi la voie des classes préparatoires après le baccalauréat, deux options se présentent : soit les classiques classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) qui préparent aux concours en deux ans et se déroulent dans les lycées ou dans des centres dédiés ; soit les classes préparatoires intégrées (CPI), qui sont quant à elles rattachées à une école, avec dans ce cas un cursus de cinq années. Comment se décider pour l’une ou l’autre option ? Il y a d’abord l’élément fondamental du parcours post-prépa : si vous voulez avoir une diversité de choix et passer plusieurs concours d’entrée aux grandes écoles, alors les traditionnelles CPGE sont faites pour vous ; les concours post-prépa étant la voie privilégiée pour accéder aux écoles d’ingénieurs les plus sélectives et les plus réputées. De plus, les CPGE ont l’avantage de vous laisser le temps de réfléchir. Les deux années d’études permettant d’affiner son choix voire même de changer de filière de formation. La maturité aidant, il peut arriver que l’on se rende compte que le choix initial n’était pas forcément le bon ou que l’on découvre de nouvelles possibilités post-prépa. Il y a enfin un paramètre environnemental : les traditionnelles classes prépas s’effectuant dans les lycées, la transition vers l’enseignement supérieur se fait de manière plus progressive et plus douce, il n’y a pas pour le jeune de coupure brusque. Seulement, le rythme de travail n’a plus rien à voir avec les années précédentes

Lorsque l’on passe aux classes préparatoires intégrées, là aussi le système a ses avantages,  c’est pour cela d’ailleurs que de plus en plus de jeunes choisissent cette voie et que l’offre est grandissante ces dernières années. Au niveau d’abord des programmes, les CPI permettent dès le début de bénéficier d’un enseignement concret axé sur des compétences spécialisées proposées par l’établissement. En effet, les CPI étant par définition rattachées aux écoles, elles proposent donc un programme de formation en rapport étroit avec la spécialité de l’établissement. Ainsi, dès le cycle préparatoire, le jeune a la possibilité d’aborder des disciplines techniques  telles l’aéronautique ou l’électronique, tout en préservant le socle des connaissances théoriques de base. A titre d’exemple, le cycle intégré d’Ingénierie Aérospatiale de l’Université Internationale de Rabat dispense sur les cinq années un enseignement pluridisciplinaire théorique et technique permettant de concevoir, perfectionner et entretenir des systèmes aéronautiques. Quant au tout nouveau INSA de l’Université Euro-Méditerranée de Fès, il propose pour chaque filière d’ingénieur des spécialités aussi pointues que l’Ingénierie des Données, les Objets Communicants ou encore les Systèmes Embarqués. Cette complémentarité des savoirs théoriques et techniques est l’une des valeurs ajoutées des CPI. Si donc vous avez une idée bien arrêtée sur votre projet professionnel post-prépa, autant opter pour un cycle intégré ; d’autant plus que les écoles qui proposent ce type de formation sont généralement en étroite relation avec le monde professionnel et sont au faîte des besoins en compétences sur le marché du travail. Autre élément à ne pas négliger : avec le cycle intégré, le jeune ne court pas le risque de se rabattre sur école qui ne correspondrait pas à son choix initial, en cas d’échec aux concours.

CPGE ou cycle intégré, la prépa qui vous convient dépend de votre projet professionnel

Concernant les filières, les disciplines scientifiques restent reines : mathématiques et physique sont toujours aussi demandées, les options MPSI (Mathématiques et Physique et sciences de l’Ingénieur) et PCSI (Physique Chimie et sciences de l’Ingénieur) se situant en tête des choix. Sachez cependant que le cursus scientifique n’est pas une fatalité et qu’il existe des options judicieuses. Il est tout à fait possible par exemple de bifurquer vers une école de commerce ou de management après une prépa scientifique. Plus encore, les cursus scientifiques préparent très bien au management, où l’enseignement des mathématiques et des statistiques est considérable. Inversement, les prépas scientifiques type MP (Mathématiques-Physique) exigent certes une maîtrise des compétences scientifiques, mais aussi une aisance dans les matières qui relèvent de la culture générale et des langues. Bref, votre projet professionnel peut évoluer au cours de vos études et vous pouvez découvrir de nouveaux horizons post-prépa. Mieux encore : les profils à double compétence scientifique et managériale sont de plus en plus appréciés sur le marché de l’emploi, en raison notamment de l’évolution de beaucoup de métiers qui se situent désormais à l’interface de plusieurs compétences (informatique et management par exemple). Enfin, quelques informations qui peuvent également vous servir : au Maroc, les centres de prépas, qu’ils soient publics ou privés,  sélectionnent les candidats sur dossier et leur offrent de part et d’autre un programme d’enseignement de haute qualité et donc d’une grande exigence. Le redoublement en 1ère année n’est pas autorisé ; quant à la 2ème année, il est possible de la redoubler, cela arrive même assez fréquemment, ce qui n’a pas empêché certains dans ce cas de poursuivre un brillant cursus par la suite en intégrant de grandes écoles. Le redoublement ne signifie donc pas la fin  de votre prépa… Pour les centres publics, l’affectation des candidats aux classes prépas se fait sur la base du découpage administratif des délégations du ministère. Ainsi, les élèves appartenant à une délégation sont tenus de s’inscrire dans le centre qui en relève.